Les opposants pèsent sur le tracé de la LGV

Publié le par Marie Antoine

thierry fourcassier"Transports Le ministre de l'Ecologie a validé le fuseau mais une variante est étudiée pour Saint-Jory

La mobilisation des opposants à la ligne à grande vitesse (LGV) a payé. Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, a validé hier le fuseau de passage de la LGV entre Bordeaux et Toulouse, tout en accordant l'étude d'une variante du tracé à Saint-Jory. « On a arrêté le fuseau d'un kilomètre de large sur Bordeaux-Toulouse, c'était une attente forte, on avance enfin », s'est félicité Jean-Louis Borloo à l'issue du comité de pilotage qui se tenait hier à Bordeaux.
Depuis janvier, plusieurs associations de riverains demandaient un passage le long de l'autoroute A 62 avec un raccord au sud de Saint-Jory, et non au nord comme le préconisaient les études de Réseau ferré de France (RFF). « Nous avons gagné une bataille car, pour la première fois, l'Etat a écouté nos propositions et pas seulement celles de RFF, se réjouit Thierry Fourcassier, porte-parole de l'Union pour la sauvegarde des villages regroupant 25 communes de la Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne. Le ministre a été sensible aux deux études de nos cabinets indépendants qui mettent en avant les risques engendrés par les travaux du tunnel sur le coteau de Pompignan. Il faut maintenant que RFF travaille en totale collaboration avec nos cabinets pour poursuivre les études sur cette partie du fuseau. »
Les financements des différents tronçons, estimés à 16 milliards d'euros, sont quant à eux en passe d'être bouclés. En mai, Martin Malvy, le président de Midi-Pyrénées, avait demandé au ministre « le maximum de garanties » sur la continuité des travaux pour le tronçon Bordeaux-Toulouse, lorsque Tours-Bordeaux sera achevé en 2016. La région doit notamment verser 350 millions d'euros pour la partie Tours-Bordeaux. « Jean-Louis Borloo a bien compris notre détermination, a affirmé Martin Malvy. Si ces engagements nous sont confirmés, rien ne s'opposera à ce que les dernières signatures soient données dans le respect des engagements que nous avons pris. »
Le TGV devrait donc faire son entrée à Toulouse à l'horizon 2020, mettant la Ville rose à 3 h 10 de Paris. Le ministre espère signer « la convention définitive avec le concessionnaire Vinci d'ici à Noël ». 20 Minutes Toulouse du 290910

Publié dans TGV LGV

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