Depuis plus d’un an, l’association « Bien Vivre à Saint-Jory » se bat pour la préservation de sa ville contre un tracé de LGV « catastrophique pour notre commune » selon José Martinez, Président de l’association. Guy Sadgé précise que l’association n’est évidemment pas opposée au TGV « mais il faut que le tracé se fasse en concertation avec les entreprises et habitants. Le cadre de vie de Saint Jory souffre déjà suffisamment de l’ex-nationale 20 et des voies ferrées qui coupent le village en deux, sans compter les camions des gravières et la future RD929, sans qu’on nous y ajoute maintenant une LGV avec deux voies ferrées supplémentaires, des murs anti bruit et des maisons à détruire en plein centre ville. C’est inacceptable ». L’association a rejoint depuis janvier 2010, le collectif Régional « Union pour la Sauvegarde des Villages » qui propose un tracé LGV avec un jumelage avec l’autoroute afin de limiter les nuisances à tous points de vue. La ténacité et la détermination du collectif, par la voix de son Porte Parole Thierry Fourcassier, habitant et aussi élu sur Saint-Jory, ont enfin porté ses fruits. Jean Louis Borloo a donné raison au collectif et demandé que le tracé de ce dernier proposant un jumelage avec l’autoroute soit maintenant étudié par RFF. L’association est satisfaite de ce bras de fer gagné contre RFF.
« C’est une victoire collective avec habitants et élus de tous bords de la région » indique l’association tout en regrettant le manque d’aide des élus de la majorité municipale de Saint Jory même. A plusieurs reprises, l’association a en effet demandé un vote du Conseil Municipal pour appuyer leur démarche mais le maire de Saint Jory a toujours refusé. Suite à cette décision ministérielle de Jean Louis Borloo, l’association « Bien Vivre à Saint-Jory » espère aujourd’hui enfin obtenir le soutien du Conseil Municipal.